Les treize desserts sont dégustés au retour de la messe

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Treize desserts pour une seule soirée ? Le rêve pour les gourmands ! La tradition provençale devrait les satisfaire avec ces treize fabuleux desserts, tous réunis sur la même table le soir de Noël. Ils évoquent la Cène, le dernier repas du Christ avec ses 12 apôtres. Un régal pour les papilles aussi bien que pour les yeux.  le jeune Marcel est à la fois ébahi et alléché de les voir là sous ses yeux. Mais avant de pouvoir les déguster, il va devoir tous les nommer…

Les treize desserts se constituent tout d’abord de fruits secs. Ils sont choisis aux couleurs des robes de quatre ordres mendiants qui ont fait vœu de pauvreté (les noix ou noisettes pour les Augustins, les amandes pour les Carmes, les figues pour les Franciscains, les raisins pour les Dominicains).

Viennent ensuite les deux nougats, le blanc et le noir, qui symbolisent, eux, les Rois Mages. Ils précèdent les fruits des dernières récoltes : les pommes, les poires, les raisins et le melon d’hiver.

le gibassié, ou pompe à l’huile, une sorte de fougasse sucrée, parsemée d’écorces d’oranges et gorgée d’huile d’olive. Elle est préparée à la maison, mais cuite si possible dans le four du boulanger. Ce pain béni ne se coupe pas. Comme le pain biblique, il se rompt du bout des doigts. Il peut aussi pour les plus grands se tremper dans du vin cuit.

Voilà les éléments incontournables de la coutume des treize desserts. Les suivants varient selon les régions. On peut trouver, au choix : des agrumes (oranges, mandarines, clémentines ou cédrats confits), des dattes farcies de pâte d’amande, de la pâte de coing, de la tourte de blette, des calissons d’Aix, des marrons glacés, des prunes, etc.

Un tel festin requiert un décor tout aussi cérémonieux. Sur une table recouverte de trois nappes blanches qui évoquent la Trinité, et illuminée de trois chandelles que les anciens de la famille allument, trois coupelles de blé à germer sont posées. Cette cérémonie accompagne aussi le "gros souper", qui est en fait un repas maigre, c’est-à-dire sans viande. Sept plats maigres sont généralement cuisinés, pour symboliser les sept plaies du Christ. Le menu varie une fois encore selon les régions de Provence, avec beaucoup de poisson sur la côte et de légumes dans la Provence intérieure.

La tradition veut que chaque convive goûte à chaque douceur, pour garantir de la chance dans l’année à venir.

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Date de dernière mise à jour : 11/02/2012

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